Le French Tech Visa évolue donc pour permettre aux start-ups françaises de bénéficier de conditions assouplies pour encourager l’immigration professionnelle de profils technologiques. Concrètement, il s’agit d’un titre de séjour pour le recrutement d’employés étrangers en accéléré.

Il existe cependant des critères précis pour pouvoir y prétendre. Ainsi, l’entreprise devra attester d’un caractère innovant, reconnu par le Ministère de l’économie et des finances et respecter l’un des trois critères suivants :

  • être ou avoir été bénéficiaire au cours des cinq dernières années d’un soutien public à l’innovation
  • avoir une partie de son capital détenue par une entité ayant pour objet principal de financer ou d’investir dans des entreprises innovantes et dont les titres ne sont pas cotés.
  • être ou avoir été accompagnée au cours des cinq dernières années par une structure  de soutien.

Les start-ups répondant à l’une de ces conditions pourront donc bénéficier de ce dispositif sur simple demande en ligne via une plateforme dédiée. Un « French Tech Visa » leur sera alors délivré.

Le montant de la rémunération de l’employé recruté devra également être supérieur à deux SMICs annuels brut, soit 36 509 euros. Une fois délivré, ce visa (gratuit et sans condition de diplôme) sera valable pour une durée de quatre ans.

Pour le secrétaire d’Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi, attirer les meilleurs profils internationaux constitue un levier décisif pour faire monter en puissance les start-ups de l’Hexagone. Un dispositif qui rappelle fortement le passeport-talent ayant été mis en place à la fin de l’automne 2016 pour encadrer l’immigration professionnelle !